Créer un blog Présentation

Nom du blog :
nonodu72
Description du blog :
Je m'appelle Noëlla, je vais avoir 12 ans en nov. Je vais mettre tout mes images, GIF, dessin Et quelques reportages, etc.……. Je vous souhaite la bienvenue et bonne visite Servez-vous Laissez-moi un petit commentaire, ça serait tellement sympa
Catégorie :
Blog Photos
Date de création :
27.04.2007
Dernière mise à jour :
15.06.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· a lire (8)
· a lire ( serieux ) (7)
· bonjour,, au revoir,, bisous,, etc ,,,,, (23)
· bonne fete " des mamy " (8)
· bonne fete " des meres " (61)
· bonne fete " des peres" (17)
· cadeau pour mon ami thewolf (2)
· cadeau pour vous (5)
· cadeau recu (45)
· chanteuse ou chanteur et dance pour mes ami(ies) (60)
· divers ( gifs ) (16)
· divers ( images ) (6)
· images d'humours du net (88)
· images de mon amie cigale (16)
· images et gifs ( coucher de soleil ) (10)
· images et gifs ( dauphins ) (118)
· images et gifs ( pour blog ) (36)
· je vous presente ............ (96)
· je vous souhaite a tous ..................... (2)
· ma signature " noella " (35)
· mes ami(es) les loups (14)
· mes images perso. (8)
· mes pti montage a moi (10)
· message divers (5)
· Mon signe astro " hé oui je suis " (10)
· Proverbe, Diston, poeme, etc ...... (45)
· Qui est Leonard PELTIER !!!!! (10)
· tout savoir sur ( l'histoire de la louisiane francais ) (70)
· tout savoir sur ( la nation sioux ) (39)
· tout savoir sur ( les amerindiens ) (55)
· tout savoir sur ( les indiens ) (402)
· tout savoir sur " l'histoire HALLOWEEN et autres " (68)
· tout savoir sur " les capteur de rêves " (17)
· tout savoir sur " les coyotes " (44)
· tout savoir sur " les dauphins " (131)
· tout savoir sur " les hippocames " (42)
· tout savoir sur " les loups " (33)
· tout savoir sur " les pekinois " (35)
· tout savoir sur " les teckels " (29)
· une autre passion (28)
· une pti histoire sur les dauphins (15)

Navigation

Accueil
Livre d'or nonodu72
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· 570 au revoir
· 1071 LA VALLÉE DE L' OHIO
· 140 pekinois
· 1005 merci a mon ami
· 447 Voilà le bébé
· 107 teckel
· 309 a savoir aussi...
· 994 Légendes Amérindienne
· 625 LE COYOTE
· 857 bonjour

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

image montage
30.06.2008
dauphins en danger
28.06.2008
1266 je vous presente cali et volf
26.06.2008
243 tro lol
26.06.2008
196 kelke kestion
26.06.2008
502 voici quelque photo
26.06.2008
169 j'ai envie
26.06.2008
Un petit air de famille
25.06.2008
Un petit air de famille
25.06.2008
merci
24.06.2008
Tiens tiens
24.06.2008
Tiens donc !!
24.06.2008
Teddy...
24.06.2008
Al Paccino Trèsor du Grand Marronier
24.06.2008
Al et Adélaïde !
24.06.2008
Scarlet !
24.06.2008
bjr
22.06.2008
tokio
19.06.2008
aide-moi S,V,P
15.06.2008
calumet de la paix
11.06.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· bioberber
· nouvellevie
· charaf
· lanine
· keture60
· alyc
· eloziz
· glittersetautres
· s3ns0xygene
· hit

tout savoir sur l histoire de la louisiane francais

1074 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Pontiac prit lui-même la responsabilité de prendre Détroit. Il avait l'appui des Poutéouatamis et des Pétuns de Détroit mais il était en face de cent vingt hommes de garnison, de quarante marchands anglais et deux schooners armés. Un assaut aurait coûté trop de vies. Pontiac, accompagné par un groupe de guerriers portant des armes à feu dissimulées sous leurs couvertures, entra dans le fort et demanda à rencontrer le commandant, le major Henry Gladwyn. Toutefois, celui-ci avait été informé par Catherine, une jeune Odjibouek qui était sa maîtresse. L'entière garnison était prête mais sentant cela, Pontiac ne donna pas le signal d'attaquer. Ils essayèrent deux autres tentatives d'attaques surprises mais les portes restèrent fermées. Les guerriers passèrent au peigne fin la campagne environnante, tuant tous les civils britanniques.
Durant le siège qui s'ensuivit, Pontiac déplaça son village à l'ouest de la rivière Détroit pour renforcer le siège commencé par les Poutéouatamis et encercla complètement le fort. Gladwyn envoya un schooner à Fort Niagara pour demander de l'aide. Pendant ce temps, le capitaine Campbell et le lieutenant McDougal allèrent au village de Pontiac pour négocier une trêve. Pontiac leur accorda sa protection mais leur interdit de retourner au fort car il avait comprit qu'il y avait un informateur au fort et ses soupçons étaient tombés sur Catherine. Il envoya des guerriers au fort pour aller la chercher. Gladwyn ne put pas les en empêcher, Pontiac ayant les officiers en otages. Elle fut battue mais non tuée. Haïe par son peuple, Catherine devint alcoolique et mourut seule. Un Odjibouek tua Campbell d'un coup de tomahawk pour venger un parent et Pontiac embarrassé par cette affaire aida McDougal à s'évader. Pontiac avait espéré que les Français de Détroit se joindraient à eux dans la résistance mais ceux-ci restèrent neutres. Les Britanniques n'étaient pas les seuls à court de nourriture durant le siège et les guerriers de Pontiac prenaient ce dont ils avaient besoin aux commerçants français. Pontiac leur délivraient des promesses de paiement notées sur des écorces de bouleau pour leurs dépenses et plus tard, pendant des années, les tribus de Détroit honorèrent ces notes écrites par Pontiac.
Pontiac fut assassiné à Cahokia dans son uniforme français que lui avait donné Montcalm. Un marchand britannique de la ville avait payé une barrique de whisky un guerrier pimitoui pour tuer le chef outaouais d'un coup de tomahawk dans la rue.

1. Ce fut la première guerre bactériologique de l'histoire. Bien avant le vaccin de Jenner, les paysans connaissaient le principe de la vaccination anti-variolique. Le principe de la variolisation, c'est-à-dire l'inoculation de la maladie sous une forme bénigne protégeant l'homme de sa forme grave était très répandu.

2. Pontiac est le nom francisé d'Obouandiyag.





--

1073 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Un nouveau mouvement religieux centré autour des enseignements du prophète delaware Néolin (l'Illuminé) naquit. Depuis son village près de la rivière Ohio, Néolin prêchait le rejet du commerce des biens et le retour aux valeurs traditionnelles des Indiens. Les Britanniques le traitèrent comme un imposteur mais gagna à sa cause les Loups (Delaware) puis ses idées se propagèrent parmi les autres tribus. Les Loups étaient respectés comme "grands-pères", leur tribu étant à l'origine de toutes les tribus algonquines mais ceux-ci n'étaient pas membres de la vieille alliance française et n'avaient pas de crédits politiques pour prendre la tête d'une révolte. Mais les Outaouais avaient ces crédits et le plus important adepte de Néolin était leur chef Pontiac2 né de mère odjibouek. Il était aussi le chef d'une société religieuse qui guidait la plupart des tribus des Grands Lacs. Espérant rétablir le pouvoir de la France, Pontiac fit des enseignements de Néolin une religion anti-britannique. L'hiver suivant, il envoya des messagers dans toutes les tribus de la vallée de l'Ohio et des Grands Lacs portant des ceintures de guerre et demandant leur soutien. Quand un chef outaouais parlait, tout le monde écoutait. Pontiac obtint l'engagement des Outaouais, des Odjiboueks, des Quicapoux, des Illiniouks, des Miamis, des Poutéouatamis, des Loups, des Tsonnontouans, des Chouanons et des Pétuns. Les rumeurs de ces accords arrivèrent jusqu'aux Britanniques et le général Amherst envoya des renforts à Détroit mais il était loin de se douter à quel point la révolte serait étendue et brutale. Le 17 avril 1763, un conseil de guerre se tint à la rivière aux écorces. Pontiac s'adressa aux représentants les persuadant de chasser les Anglais, "ces chiens de tuniques rouges."
L'attaque surprise commença en mai et huit forts britanniques (pris aux Français) sur douze furent pris à l'ouest des Appalaches: Sandusky, Ohio; Saint-Joseph, Mich.; Michillimackinac, Mich.; Miamis, Ind.; Ouiatenon, Ind.; Venango, Pa.; Rivière aux Boeufs, Pa. et la Presqu'île, Pa. Fort Augustus et La Baye-Verte ont été abandonnés par leur garnison. Il ne restait plus que trois forts occupés par les Britanniques: Détroit, Niagara et Pitt (situé près du Fort Duquesne détruit); ceux-ci furent assiégés. Les Ménominis, les Sacs, les Renards et les Puants refusèrent de participer à la révolte et envoyèrent leurs ceintures "wampum" aux Britanniques en signe de loyauté. Il y aurait eu un massacre à Fort Michillimackinac si Charles Langlade et le Père du Jonais n'étaient pas intervenus pour sauver la garnison. Après avoir assiégé Fort Pitt, les Loups, les Chouanons et les Mingos attaquèrent et tuèrent six cents colons anglais.




1072 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Avec la fin des restrictions du commerce des fourrures en 1715, les Français ouvrirent une série de postes: Mackinac, La Baye-Verte, Ouiatenon, Chéquamégon, Saint-Joseph, Pimetoui, Miamis, Niagara, de Chartres et Vincennes mais le dommage était fait. La compétition avec les Britanniques s'intensifia et après l'ouverture du poste d'Oswego (Etat actuel du New York) sur le territoire des Iroquois en 1727, quatre-vingt pour cent des fourrures de castor sur le marché d'Albany venaient des alliés des Français. Le chef pétun Orontony fut le premier à rompre avec les Français et à commercer avec les Anglais. En 1748, il brûla un poste de commerce français et demanda aux Pétuns de Détroit de le rejoindre. Son action prit fin avec sa mort mais une plus dangereuse conspiration survint, formée par le chef miami Mémeskia. Les Miamis avaient rejoint la révolte d'Orontony contre les Français et avaient signé un traité de commerce à Lancaster (Pennsylvanie).
Une épidémie de variole sévit dans la vallée de l'Ohio et dans les régions des Grands Lacs et de nombreux guerriers indiens de l'armée française furent touchés pendant la guerre de sept ans contre les Anglais (1755-63) jusqu'à la défaite des Français en 1759. Les Britanniques avaient vendu des couvertures infectées de variole aux alliés des Français1.



1071 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Les alliances entre Français et Indiens s'effritèrent après la suspension du commerce des fourrures décidée en 1696 par le roi Louis XIV dans les régions des Grands Lacs. La guerre éclata entre la France et la Grande-Bretagne en 1701 et la loyauté de la plupart des alliés indiens était douteuse, ceci dû à l'avancée des marchands britanniques et iroquois; les Français avaient besoin de leurs alliés indiens pour défendre le Canada et la Louisiane depuis que les Anglais étaient plus nombreux qu'eux en Amérique du Nord. Pour cette raison le roi autorisa l'établissement d'un seul nouveau poste de commerce pour retenir l'allégeance des tribus des Grands Lacs. En juin,Antoine Laumet, Sieur de La Mothe-Cadillacarriva au Détroit et commença la construction de Fort Pontchartrain et invita les Outaouais et les Pétuns à s'établir à côté. N'ayant qu'un seul poste pour se défier des commerçants britanniques, Cadillac était forcé d'inviter toujours plus de tribus à venir s'installer à Détroit et cette concentration épuisa rapidement les ressources de la région. Même les Indiens enclin à l'amitié comme les Outaouais, les Gens du Pétun (Wyandot) et les Odjiboueks se querellaient avec d'autres tribus.
Quand Cadillac installa mille Renards venant du Wisconsin avec leurs alliés mascoutins et quicapoux, ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Au printemps 1712, les Outaouais et les Poutéouatamis prirent les choses en main en attaquant une partie de chasse des Mascoutins. Ceux-ci et leur allié renard préparèrent une réaction et les Français essayèrent de les arrêter. Ne supportant plus les Français, les Renards attaquèrent Fort Pontchartrain commençant la première guerre des Renards (1712-16). Les Français étaient pris au piège dans leur fort quand d'autres tribus arrivèrent et tombèrent sur les Renards par derrière. Très peu de Renards réussirent à échapper au massacre qui s'ensuivit et rejoindre la retraite mascoutine et quicapoux au Wisconsin.
La guerre des Renards était une guerre civile dans l'alliance française et les Iroquois devaient être ravis de voir leurs ennemis se battre entre eux. Les Français offrirent la paix aux Renards après leur échec de venir à bout des villages fortifiés en 1716. Ceux-ci acceptèrent mais la haine attisée par la guerre perdura. Malgré les essais infructueux des Français de rétablir la paix entre les Indiens, les confrontations continuèrent.



1070 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
photo (indien outaouais)

Les Britanniques envoyèrent le général Braddock et trois mille soldats anglais et néo-anglais sur Fort Duquesne pour le détruire. Washington faisait partie de l'état-major comme colonel aide de camp. L'armée anglo-américaine avait dix lourds canons qu'il fallait traîner dans les bois; la troupe progressait lentement.
Le commandant de Fort Duquesne,Claude-Pierre Pécaudy de Contrecœur décida d'attaquer l'ennemi avant qu'il ait atteint le fort. L'armée française commandée parDaniel Liénard de Beaujeu était constituée de cent huit soldats de Marine, de cent quarante-six miliciens canadiens et six cent trente-sept Indiens commandés par Charles Langlade.
L'armée anglaise de Braddock était constituée de mille quatre cent cinquante-neuf soldats réguliers, de cinq cents miliciens américains constituant l'avant-garde et de huit cents soldats coloniaux. Ils partirent de Fort Necessity situé à trois lieues de Fort Duquesne et se déplacèrent sur une colonne. Le 9 juillet 1755 eut lieu la bataille de Monongahélia.
Les Indiens français cachés dans les bois tiraient sur les soldats anglais glacés d'épouvante par les cris de guerre de ceux-ci. La bataille fut terrible, des centaines d'Anglais furent fauchés par les salves venant des bois. La confusion était indescriptible, Braddock fut mortellement blessé et les Anglais finirent par battre en retraite, oubliant leurs blessés. Le butin laissé par l'ennemi était considérable, des pièces d'artillerie, des munitions, cinq cents chevaux et cent bœufs.

1069 LA VALLÉE DE L' OHIO

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
La rivière Ohio avait une importance stratégique capitale. La Salle avait descendu cette rivière pour rejoindre le Mississipi et le Golfe du Mexique. Les régions qui bordaient l'Ohio se situaient entre la Nouvelle-France et la Louisiane. Mais les colons anglais convoitaient également cette région au-delà des Appalaches. Les possessions françaises comprenaient tout le bassin du Mississipi, les Grands Lacs et le bassin du Saint-Laurent. Les Français et les Britanniques se disputèrent alors les régions au sud du Saint-Laurent et au sud des lacs Ontario et Érié (aujourd'hui le nord de l'état du New York et l'ouest de la Pennsylvanie). Les Français devant protéger ces territoires des vues britanniques construisirent des forts: Fort Carillon au bord du lac Champlain (New York) et d'autres forts sur les bords des rivières Ouabash et Ohio. Les Anglais de leur côté construisirent leurs propres forts comme celui d'Oswego et des colons s'y s'installèrent. En 1750, des représentants Français et Anglais se rencontrèrent à Paris pour régler ces différents territoriaux mais en vain. En 1752, le marquis de Duquesne (ou du Quesne) gouverneur général de la Nouvelle-France fut chargé d'écarter toute présence anglaise dans la vallée de l'Ohio. Il envoya des troupes en Pennsylvanie de l'ouest où furent érigés leFort de la Presqu'île sur le lac Érié et le Fort de la Rivière aux BœufsRobert Dinwiddie, lieutenant-gouverneur de la Virginie octroya des terres à des Virginiens, ceci devant conduire inévitablement à un conflit.
Dinwiddie envoya un jeune officier virginien nommé George Washington porter une lettre aux Français leur demandant de quitter la région. Il essuya évidemment un refus mais sur le chemin du retour, il eut l'idée de construire un fort à la jonction des rivières Alleghany et Monongahélia. En 1754, les Anglais commencèrent la construction d'un fort comme l'avait conseillé Washington appelé Fort Prince George mais les Français intervinrent, s'emparèrent du fort en construction et chassèrent les militaires puis finirent les travaux. Les Français l'appelèrentFort Duquesne (Pittsburgh). Les civils anglais restèrent et s'accommodèrent de la présence française.

1068 LES CHICACHAS OU TÊTES-PLATES

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Il fut remplacé par le marquis de Vaudreuil. Les Chicachas avaient infligé trois défaites successives aux Français, mais cela leur avait coûté les trois-quart de leur population et ils ne voulaient plus de ces "victoires". Espérant qu'après le départ de Bienville, la paix s'installerait durablement avec les Français, ils envoyèrent une délégation visiter de Vaudreuil en août 1743 demandant la paix.
La réponse de Vaudreuil fut la même, les Chicachas devaient renoncer au commerce avec les Britanniques et accepter l'autorité du "père" français et que la paix devait avoir aussi le consentement des Chactas. Malheureusement les Chactas, à cette époque, étaient brutalement divisés en pro-français et pro-britanniques et ne voulurent rien accepter. Ainsi, rien ne vint de l'initiative de paix chicacha et les Français continuaient de payer les Chactas pour chaque scalp de Chicacha rapporté ou esclave capturé.
La guerre entre la Grande-Bretagne et la France (1744-48) éclata. Un blocus naval britannique coupa l'approvisionnement du commerce français et affaiblit leur contrôle sur leurs alliés indigènes. Les raids des alliés français au nord de l'Ohio diminuèrent et les Chicachas prirent avantage de cela en 1745, rejoignant les Chéraquis et chassant les derniers groupes de Chouanons (Shawnee) dans les territoires disputés du Cumberland Basin. Une guerre civile éclata parmi les Chactas en 1747 et se termina en 1750 avec l'assassinat du chef "Chaussures Rouges". Les pro-français prirent le contrôle de nouveau et reprirent leur guerre contre les Chicachas mais l'alliance chéraqui-chicacha infligea une sérieuse défaite aux Chactas en 1750. Les raids reprirent et en 1752, de Vaudreuil envoya une armée de sept cents réguliers avec un grand nombre d'alliés indigènes vers la Tombecbé pour combattre les Chicachas. Incapable de faire sortir les Têtes-Plates de leurs forts, les Français encore une fois, furent obligés d'abandonner leurs efforts et battre en retraite.
La chute de Québec survint en 1759, la guerre avec les Britanniques ne prit fin qu'en 1763 avec le traité de Fontainebleau (voir: LES TRAITÉS DE PARIS)n°1492. La France perdait tous ses territoires en Amérique du nord et elle devait quitter la Louisiane mais un accord secret de dernière minute empêchait l'ouest du Mississipi d'aller à la Grande-Bretagne; les territoires étaient confiés à l'Espagne

1067 LES CHICACHAS OU TÊTES-PLATES

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Depuis que les femmes et les enfants étaient présents, les Chicachas envoyèrent une délégation pour voir s'il était possible de faire une trêve, mais les Chactas tuèrent ses membres. Après cela, il n'y eut plus de retour possible. Un bombardement ouvrit une brèche dans les murs et les soldats réguliers français revêtant de lourds sacs de laine sur le haut de leur corps pour se protéger des balles de mousquet prirent d'assaut les maisons fortifiées utilisant des grenades. Les défenseurs les prenaient dans des feux croisés visant les jambes et les grenades tuèrent plus de Français que de Chicachas ce jour-là. Les tireurs d'élite chicachas touchèrent un nombre important d'officiers français, ceci aggrava la confusion durant la déroute qui s'ensuivit. Les Français commencèrent une lente retraite et puis se sauvèrent. A côté des centaines de blessés, ils laissèrent soixante-dix morts sur le champ de bataille et quelques uns sur la route du retour à (au*) Fort Tombecbé. Les Chactas perdirent probablement environ cent hommes et le nombre aurait été plus élevé si les Chicachas les avaient poursuivi.
Ceci fut la pire défaite que les Français n'avait jamais expérimenté contre les indigènes américains. Pendant que les raids continuaient entre les Chicachas et les alliés des Français, ceux-ci réfléchissaient comment se venger de l'affront infligé à leur honneur militaire. Sept cents soldats réguliers débarquèrent en Louisiane avec mission de détruire les Chicachas. En 1739, Bienville était prêt à essayer encore, cette fois avec une armée presque deux fois plus importante qu'en 1736. Comme avant, il y avait un groupe de quarante réguliers et cent cinquante guerriers illiniouks de Fort de Chartres commandés par Alphonse de La Buissonnière qui avait succédé à d'Artaguette comme commandant des Illinois. Cette fois, ils remontèrent le Mississipi depuis la Nouvelle-Orléans jusqu'au promontoire de Chicasaw Bluffs. Là, ils débarquèrent et construisirent Fort Assomption le 15 août mais soudainement la pluie vint en aide aux Chicachas plus facilement que leurs guerriers. L'armée de Bienville fut stoppée par la boue et les inondations résultant d'une pluie torrentielle inhabituelle en cette période de l'année. La maladie, régnant dans les camps, réduisait les rangs français .
Enfin, Pierre de Céleron avec six cents hommes de troupe canadiens et des indigènes alliés pour capturer des otages dans une ville chicacha fut la seule tentative avortée de l'armée de Bienville. Les Chactas étaient les moins enthousiastes dans ce conflit. Après avoir flirté avec les marchands britanniques pendant des années, "Chaussures rouges" un chef important, avait négocié une paix séparée avec les Chicachas. Celle-ci avait été acceptée par la plupart des Chactas de l'est. On avait donné des présents somptueux aux Chactas de l'ouest pour prévenir les défections et maintenant que l'expédition de Bienville était embourbée, il y avait un danger grave que les Chactas, les plus importants alliés veuillent rejoindre les Britanniques. En février, une délégation chicacha arriva à (au*) Fort Assomption pour faire la paix et Bienville signa un agrément où la seule concession chicacha était le rétablissement du trafic français sur le Mississipi. Après son second échec de vaincre les Chicachas, Bienville abandonna Fort Assomption et retourna à la Nouvelle-Orléans déshonoré.



1066 LES CHICACHAS OU TÊTES-PLATES

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Bien sûr, les Chicachas avaient remarqué la présence des Français au promontoire et les attendaient dans leurs forts. D'Artaguette n'était pas fou et avec sa petite force choisit d'attaquer Chocolissa, une des plus petites villes chicachas le 25 mars. Cependant, elle était bien fortifiée et après le premier assaut manqué, les Français et leurs alliés furent coincés par des feux croisés. Au milieu de cela, quatre cents guerriers chicachas arrivèrent d'une ville voisine et les attaquèrent sur leur flanc. Les Illinis, les Ouaihas et les Piancachas dirent qu'il n'y avait pas d'issue et se replièrent laissant les Français se défendre seuls. Quarante Français suivirent leur exemple mais dans l'ordre et s'échappèrent en suivant l'improbable direction indiquée par un garçon de seize ans Michel Voison. Dix-sept Français furent capturés, parmi ceux-ci, d'Artaguette, Vincennes et le père Antoine Sénat qui était resté pour soigner les blessés. Les Chicachas les traitèrent bien au début, peut-être espéraient-ils avoir des chevaux en échange de leurs prisonniers. Ensuite, quand ils apprirent qu'une seconde armée arrivait, leur bienveillance cessa.
Les Chicachas brûlèrent vifs d'Artaguette et les autres. Ils se préparèrent à affronter le nouvel assaut venant de la direction opposée. Bienville avait quitté Mobile le 2 avril ne sachant pas ce qu'il était advenu à d'Artaguette. Les nouvelles du désastre lui parvinrent pendant qu'il était en route et le 20 avril, il s'arrêta à la frontière du territoire des Chactas (vingt miles en-dessous de l'endroit où Noxubee Creek rejoint la rivière Tombecbé) et construisit le Fort Tombecbé comme base arrière. Les stratèges chactas n'étaient pas d'accord avec les officiers français sur la méthode à employer. Les Chactas voulaient attaquer les trois principales villes chicachas tandis que les Français étaient déterminés à attaquer celle où se trouvaient les réfugiés natchez. Ils se mirent d'accord pour attaquer d'abord Ackia. Devant se déplacer sur un même terrain boueux que d'Artaguette, l'armée de Bienville n'arriva pas avant fin mai. Ensuite avec l'aide des marchands britanniques, les Chicachas fortifièrent toutes les maisons d'Ackia. Ils avaient en outre la poudre et le matériel pris aux Français ainsi que les plans de bataille, mais les forces de Bienville étaient plus nombreuses que les quatre cent cinquante Chicachas et cent cinquante Natchez qui défendaient Ackia.

1065 LES CHICACHAS OU TÊTES-PLATES

Posté le 10.10.2007 par nonodu72
Les Français endurèrent les pertes de leurs alliés du nord et la défection des Chactas et la fermeture du fleuve Mississipi fut la goutte qui fait déborder le vase. La décision fut prise de détruire les Chicachas de la même manière que les Renards et les Natchez et pour ce faire, deux armées séparées furent assemblées en 1736 pour accomplir une attaque coordonnée sur le territoire chicacha. Au commencement de la guerre, la force du nord commandée par le major Pierre d'Artaguette venant de Fort de Chartres des Illinois. A côté de trente Français réguliers, il y avait cent miliciens et presque trois cents guerriers illinis, ouaihas et piancachas commandés par le chef illini Chicagou et François de La Valterie, Sieur de Vincennes, le commandant du Fort de Vincennes sur la rivière Ouabash.
Pendant ce temps, un vieil antagoniste des Têtes-Plates, Bienville commandait la seconde armée de six cents Français et mille guerriers fidèles chactas qui remonta la rivière Tombecbé depuis Mobile et attaqua les Chicachas par le sud.
Le plan original pour les deux armées de commencer leur attaque simultanément la ville principale chicacha d'Ackia à la fin de mars (Tupelo, Mississipi). D'Artaguette quitta Fort de Chartres fin février. Cependant, Bienville fut retardé jusqu'à la première semaine d'avril par d'inhabituelles pluies diluviennes et la lenteur des alliés chactas. Malheureusement, d'Artaguette ne fut pas informé de ce retard à cause du blocus du Mississipi par les Chicachas. Après une rapide descente du Mississipi, la force du nord arrivait au promontoire de Chicasaw Bluffs (près de Memphis) au début mars et construisirent un petit fort provisoire et attendirent là des nouvelles de Bienville. Personne ne venant, après trois semaines, la nourriture venant à manquer, d'Artaguette dut faire le choix d'attaquer ou de rebrousser chemin vers l'Illinois. Après avoir consulté ses alliés, d'Artaguette choisit d'attaquer. Laissant vingt-cinq hommes en garnison au fort, il alla au sud-est vers les villages chicachas progressant lentement à cause des canons qu'il fallait traîner dans la boue.

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus